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En Bretagne, les conséquences du dérèglement climatique se dessinent déjà

Sécheresses estivales, hivers plus instables, épisodes de pluies extrêmes… L’Observatoire de l’environnement en Bretagne dresse, à travers son tableau de bord “Mon territoire sous +4°”, un état des lieux des impacts concrets du dérèglement climatique à l’échelle locale. Le monde agricole commence à en ressentir les premières conséquences.

 

« 2022, marquée par une sécheresse sévère, va devenir une année plutôt fraîche au regard des suivantes », explique Pierre d’Arrentières, chef de projet adaptation-climat de l’Observatoire de l’environnement en Bretagne (OEB). L’office breton a ressorti le 24 avril 2025 son document “Mon territoire sous +4°”, un tableau de bord décrivant le climat du futur pour la région, les communes, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), les départements, les bassins-versants et les réserves naturelles bretonnes. Les indicateurs sont présentés par degré de réchauffement. Une hausse des températures de +2 °C est prévue d’ici 2030 et une augmentation de 4 °C est attendue d’ici 2100.

 

infographie forte chaleur

Infographie de la hausse des températures en Bretagne à cause du dérèglement climatique (source : Observatoire de l’environnement en Bretagne / Notebooklm)

 

Ce dérèglement climatique provoque de nombreux aléas météorologiques comme des sécheresses en été, de très faibles températures en hiver ou encore des pluies abondantes causant des inondations dans les cultures. Ces situations climatiques ont un impact direct sur le quotidien des agriculteurs.

 

Des agriculteurs fatalistes

 

« Avec le changement climatique, on s’adapte, je ne vois pas ce que l’on peut faire à part l’accepter », explique une responsable d’une ferme de la métropole rennaise, spécialisée dans l’élevage de poules et le maraîchage. S’étendant peu d’hectares, le site de production sera « très peu impacté. » La propriétaire ne semble pas mesurer l’ampleur de ces changements sur sa production et n’est pas dans une posture proactive.

 

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Située à quelques kilomètres de la capitale bretonne, la ferme de la reine Des Prés, spécialisée dans l’élevage et la production de céréales à destination des animaux, connaît depuis deux ans  « une baisse indirecte » de ses ventes. Samuel Duguépéroux, l’un des gérants de la ferme, déplore les longues périodes de pluie qui ont fortement inondé ses champs et empêché le semis des céréales. Les dernières sécheresses ont également abîmé son sol, ce qui a « fragilisé (s)es plantes et diminuer son rendement. »

 

Le dérèglement climatique a des conséquences directes sur le quotidien des agriculteurs (source : Pixabay).